Découvreur et théoricien de l’écriture automatique, André Breton fut l’un des fondateurs du surréalisme. Inscrit à la faculté de médecine en 1913, puis mobilisé à Nantes et à Saint-Dizier dans un centre neuropsychiatrique militaire, il correspond avec Apollinaire, s’initie aux théories de Freud et découvre Lautréamont. En mars 1919, il fonde avec Louis Aragon et Philippe Soupault la revue Littérature, écrit avec Soupault le premier texte surréaliste, Les Champs magnétiques, et publie son premier recueil de poèmes, Mont de Piété. À l’arrivée de Tristan Tzara à Paris, le groupe adhère à l’aventure dadaïste (1920) mais très vite, rompt avec Tzara (1922). Breton confirme ses positions dans Le Manifeste du surréalisme à l’automne de 1924, suivi des poèmes en prose de Poisson soluble et de la revue La Révolution surréaliste qu’il dirige depuis 1925 jusqu’à 1929 avec, dans le dernier numéro, le Second Manifeste du surréalisme. L’adhésion de Breton au Parti communiste, en 1927, ne l’empêche pas d’opposer à un rationalisme prosaïque la folie de Nadja (1928) ou l’insolite de la réalité quotidienne dans Les Vastes communicants (1932). La rupture avec le Parti et Aragon se produit en 1935 (Position politique du surréalisme), suivie de celle avec Eluard (1938). Après un exil à New York (1941-1946), de retour à Paris, Breton organise deux expositions internationales du surréalisme (1947, 1965), publie une Ode à Charles Fourier (1947), une édition de ses Poèmes (1948) et des essais sur l’art.